Dans le cadre de mon travail à l’ENFA, j’ai bénéficié en juillet dernier d’une bourse Erasmus qui m’a permis d’accompagner trois enseignants néo-titulaires effectuant un stage Leonardo en Roumanie. Ma collègue du Service Relations Internationales était également du voyage et nous avons tout de suite formé à nous cinq un groupe harmonieux, solidaire et complice.
J’avoue que je ne savais pas du tout quoi attendre de la Roumanie que je voyais comme un pays de l’Est pauvre et austère émergeant à peine de plusieurs décennies de dictature. Cependant, j’avais les mêmes préjugés au sujet de la Lettonie, autre pays dans lequel j’ai accompagné par trois fois des groupes d’enseignants en formation et dont je garde finalement un souvenir impérissable. J’ai donc décidé de laisser mes idées préconçues en France et de goûter simplement au plaisir de découvrir une nouvelle contrée.
Le moins que je puisse dire est que je n’ai pas été déçue ! Véritable terre de contraste, la Roumanie n’a cessé de nous éblouir par la beauté et la variété de ses paysages somptueux, qu’il s’agisse de la lumineuse vallée d’Olt couverte de vignes, des sombres et denses forêts de Transylvanie ou de la majestueuse chaîne des Carpates. L’architecture roumaine est également remarquable : nous avons visité de nombreux monuments parmi lesquels le monastère d’Horezu classé au patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO, mais aussi les très belles villes que sont Sibiù et Brasov, sans oublier le château de Bran, rattaché, pour le folklore, au mythe de Dracula mais célébrant plutôt la famille royale roumaine.
Nous avons surtout découvert un pays ou l’hospitalité semble être le maître mot : partout où nous sommes allés, quelles qu’aient été l’heure ou les conditions de notre arrivée, nous avons toujours été chaleureusement accueillis par des hôtes qui mettaient souvent un point d’honneur à s’exprimer en français. Même ceux qui ne maîtrisaient pas du tout notre langue nous abordaient avec un enthousiasme communicatif. De notre côté, nous avons assez rapidement maîtrisé bon nombre de mots de cette langue latine, finalement assez proche de la nôtre.
En fait, il y a beaucoup de points communs entre la France et la Roumanie : tout comme le nôtre, ce pays est un remarquable producteur de vins. Les échanges de cépages ont d’ailleurs été nombreux entre ces deux pays. Blancs, rouges ou même rosés, les vins roumains nous ont été présentés lors de la visite du Musée de la Vigne et du Vin de Dragasani, au cours de dégustations ou bien de visites de vignobles et autres exploitations viticoles (“Prince Stirbey”, cave Avincis chez M Stoïca, ancien ministre de la Justice …). Nous avons aussi découvert la Tsuika ou plutôt la Ţuică, redoutable alcool de prunes aussi fort que la Vodka que l’on prend en apéritif ou tout au long du repas si on le veut. Et quels repas ! Dans une ambiance toujours conviviale, nos hôtes ont tenu à nous faire découvrir les spécialités de leur pays : mamaliga (polenta accompagné de crème aigrelette), sarmalé (feuilles de choux farcies à la viande de porc), mici (petites saucisses à griller) et l’incontournable papanash (sorte de beignet recouvert de crème fraîche ainsi que de coulis et baies de cassis). Les légumes sont nombreux sur les tables car ce pays en produit beaucoup. Nous avons visité différentes exploitations maraîchères de plusieurs hectares couverts de serres ou de jardins dans lesquels étaient cultivés les légumes les plus populaires : poivrons, tomates, cornichons, piments, concombres… Et bien sûr, nous avons vu beaucoup de vignes et appris que de nombreux français rachetaient des terres en Roumanie pour les cultiver.
Dans les établissements scolaires que nous avons visités on nous a raconté comment le régime de Ceaucescu avait rendu l’étude de pratiques agricoles obligatoire pour tous les élèves. Une situation parfois si mal vécue que certains parents ont bien des difficultés à comprendre, aujourd’hui, que leurs enfants puissent se tourner de leur plein grès vers ces filière alors qu’ils rêveraient pour eux d’un avenir plus valorisant. Or nous avons rencontré des élèves motivés et des enseignants qui nous ont présenté d’intéressants projets internationaux. L’occasion pour moi d’assurer un peu la publicité du Master Agrofood Chain, Master en langue anglaise dont j’assure le suivi administratif. Qui sait ? Dans quelques années, j’aurais peut-être le plaisir d’accueillir à l’ENFA quelques étudiants roumains rencontrés pendant ce stage.
Témoignage de Mireille Bacou
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lundi 2 janvier 2012
vendredi 8 avril 2011
Zoltan (de l'Association roumaine environnementale Focus eco) sur Flamarens et Fonlabour

Zoltan Hajdu parle très bien français et anglais. Il est à la tête d'une ONG roumaine basée en Transylvanie (Focus eco center à Targu Mures). Cette association qui a compté jusqu'à 12 salariés, oeuvre dans les domaines de l'environnement (formation d'élus à l'agenda 21 et aux conséquences du réchauffement climatique), de l'agrotourisme ou encore des AMAP (vente directe de produits fermiers) avec www.webkamra.ro/ .Zoltan a bénéficié d'une bourse ERASMUS demandée par l'EPL pour assurer 5 heures d'interventions auprès des BTS de l'établissement. Les thématiques abordées : la gestion de l'eau en Roumanie, l'agriculture en Transylvanie ou encore la législation roumaine et européenne sur l'eau. Zoltan en a profité pour rencontrer les élèves de section européenne (STAV de fonlabour) et les élèves de BAC pro de Flamarens qui partiront en stage 2 semaines en avril dans les fermes agrotouristiques de sa région en Transylvanie.
Voici un film qui présente sa région et certaines de ses actions (on peut y voir vers la minute 9' du film quelques témoignages (en français) élèves d'un lycée de Bretagne en stage dans les fermes du réseau de l'association).
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jeudi 11 mars 2010
Renaldo, premier étudiant ERASMUS à fonlabour

Renaldo Sandor (prononcez Chandor) est un étudiant en faculté d'agriculture à Timisoara, ville célèbre de l'ouest de la Roumanie pour son rôle dans la révolution roumaine de 1989. Aprés un long périple en bus à travers l'Europe (2 jours et demi), il suit actuellement les cours de la filière BTS ACSE. Le lycée fonlabour d'Albi a signé en 2009 un accord ERASMUS avec son université qui compte 8000 étudiants et de nombreuses spécialités (paysage, médecine vétérinaires, développement rural, horticulture...). Ce programme nous permet d'une manière générale d'accueillir des étudiants européens en formation, mais aussi de financer des stages à l'étranger et des échanges de professeurs. Nous pourrons même l'an prochain accueillir des représentants d'entreprises européennes grâce à ce dispositif ERASMUS.
Renaldo suivra la formation de BTS ACSE jusqu'en mai puis effectuera un stage dans un atelier de transformation agroalimentaire en juin (il recherche actuellement un stage en fabrication de fromage - Brinza en roumain). Fidèles à leur réputation, les étudiants de la filière ACSE l'ont trés bien accueilli et acceléré son intégration. Son trés bon niveau de français, dû à une scolarité dans un lycée bilingue franco - roumain (6 heures de français par semaine), lui permettra d'être à l'aise durant son séjour. Nous validerons, en France, son semestre et Renaldo pourra pursuivre en septembre sa troisième année dans sa faculté d'origine.
Bine ai Venit Renaldo (sois le bienvenu Renaldo)
Hai Romania (Allez la Romanie)
vendredi 12 février 2010
Accueil de l'université agro et veto de Timisoara à Albi
Vincent Rousval (Albi)
lundi 23 novembre 2009
L’agence Socrates Leonardo de Bucarest : spécificités 2009\2010

Le réseau Roumanie a rencontré Monica Calotta de l'agence ANPCDEFP de Bucarest (l'équivalent de l'agence française 2e2f) le 16 novembre 2009. Voici les principaux enseignements.
1.L’équipe et le budget
L’équipe de l’agence est stable depuis plusieurs années maintenant et sa directrice (Monica Calotta) parle très bien français. Le budget de l’agence n’a pas connu de réduction suite à la crise économique. Son budget, venant de la commission européenne, est à peu prés stable et le restera jusqu’en 2013. Dés 2010, des négociations européennes vont être engagées pour réviser le budget consacré aux programmes européens après 2013. Le budget actuel ne permet pas de répondre aux demandes (2\3 des projets déposés dans certains programmes (Comenius par exemple) ne peuvent être financés).
2.Programme Leonardo : une forte demande des groupes scolaires agricoles
Les dossiers leonardo reçus à l’agence ne sont pas de très bonne qualité. Il y a deux fois plus de candidatures que de fonds disponibles. Les thèmes concernent les arts, l’informatique, la comptabilité et le tourisme. Une chambre des commerce vient de déposer un dossier plus « professionnel ». Ce genre de demandes est encouragé par l’agence.
L’agence de Bucarest reçoit beaucoup de demandes de groupes scolaires agricoles pour monter des projets leonardo. L’agence, par l’intermédiaire de la responsable des programmes leonardo, contactera à l’avenir le réseau Roumanie pour les aider dans leur recherche de partenaires français.
De nombreux intermédiaires privés sollicitent les établissements de formation pour écrire les dossiers leonardo et assurer le placement et le suivi des élèves en stage à l’étranger. Ces organismes , notamment en Allemagne, n’assurent pas le suivi intégral avec la validation europass. Le développement de ces pratiques inquiète l’agence. Le coût, pour les lycées et l’agence, serait moindre si les projets leonardo avaient pour base des partenariats bilatéraux entre établissements de formation.
3.Programme Comenius : Une évaluation européenne
L’évaluation des projet ERASMUS est standardisée au niveau européen. Un projet multilatéral dont le coordinateur est en France aura son projet évalué en France. La note sera la même pour tous les partenaires européens. Imaginons que ce dossier obtienne la note de 82\100. En fonction du budget et des demandes de chaque agence, le projet pourra être ou non financé dans chacun des pays. A 82\100, un projet comenius a pu être financé en France, en Finlande mais pas en Roumanie où le seuil a été fixé à 85 en 2009. Une péréquation entre agence s’opère, ce qui a permis à l’agence de récupérer 1 Md'euros , ce qui correspond à 25 % des fonds mis en commun.
Sur l’ensemble des projets de partenariats comenius, 243 projets ont été financés (80% multilatéraux et 20 % bilatéraux).
Pour le sous programme « assistants comenius », la demande est faible. La principale explication est l’absence de reconnaissance dans le cursus des étudiants de cette expérience à l’étranger. Les étudiants doivent repasser leurs diplômes à leur retour.
4.Programme ERASMUS : Une forte demande, mais beaucoup de difficultés, pour les placements en entreprises
Le programme Erasmus, séjour d’étude, fonctionne bien, même si la bourse de 200-300 euros ne permet pas aux étudiants modestes d’effectuer des séjours à l’étranger. Ces semestres d’étude à l’étranger ne sont validés, en intégralité, que dans 50% des cas. Pour les autres étudiants, faute d’adaptation de l’université d’origine, les étudiants doivent repasser partiellement ou intégralement les examens roumains pour valider le semestre. 50 % des séjours d’étude se font dans des universités françaises.
Pour le programme de placement en entreprise, il y a une demande importante des universités et étudiants. Le problème principal est qu’il est très difficile de trouver des lieux de stage à l’étranger. Autre souci, l’absence de reconnaissance des périodes de stage à l’étranger dans le cursus. La part des stages en entreprise dans le cursus classique de 1er cycle ne représente que 3 semaines, alors qu’ERASMUS impose un minimum de 3 mois. La solutions pratiquée par les étudiants, est d’effectuer ces stages durant les vacances d’été pour ne pas être pénalisé.
5.Programme Grundtvig : 3 fois plus de demandes que de financements
Beaucoup de demandes de qualité ne peuvent obtenir de financement. Il y a trois fois plus de demandes que de financements disponibles.
Vincent
lundi 15 juin 2009
Les Etudiants roumains ERASMUS du lycée de Rethel (suite)
vendredi 29 mai 2009
Etudiants Roumains en formation ERASMUS dans un lycée agricole : C'est possible

Le lycée de Rethel a un partenariat fort avec l’université de Iasi. Depuis 10 ans des étudiants roumains sont accueillis en formation sur l’établissement dans le cadre d’un programme ERASMUS. Les étudiants intègrent les classes de BTS ACSE 1ère et 2ème année entre les mois de mars et de juin chaque année. Durant leur présence en France, le lycée propose une période de stage dans des entreprises agricoles. A leur retour, les étudiants passent leurs examens roumains. La période de formation est reconnue mais ne peut pas pour l’instant remplacer la validation du semestre non suivi en Roumanie Voici Raduca Vlad et leurs collègues roumains en action.
Contact Rethel : Nancy Goullier
Contact Rethel : Nancy Goullier
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